Le comité du « oui » se réjouit du clair soutien populaire mais met en garde contre un faux sentiment de victoire.
Le comité civil du « oui » contre la haine, se réjouit de la claire approbation de l’extension de la norme anti-raciste. Selon un premier sondage, 69% de la population accepterait l'extension de l'article 261 bis du code pénal. Un oui le 9 février comblerait une lacune présente dans la loi. La haine et la discrimination à l’égard des lesbiennes, gais et bisexuels*les sera pour la première fois punissable par la loi. Le comité du oui met toutefois en garde contre un faux sentiment de sécurité : la décision tombera le 9 février dans les urnes.
Le premier sondage, effectué par gfs.berne, montre un large soutien de la protection contre la haine par tous les partis, à l'exception des personnes proches de l'UDC. Néanmoins, un tiers de tous*te les électeurs et électrices de l'UDC souhaitent tout de même glisser un oui dans l'urne. La demande est clairement soutenue dans toutes les régions linguistiques, avec le plus fort soutien en Suisse romande à 81%.
« Ce soutien clair montre que la population ne veut plus tolérer la haine contre les lesbiennes, gais et bisexuels*les. C’est un signal important et urgent pour une société ouverte et un Non à la discrimination et aux attaques contre notre communauté », se réjouit Muriel Waeger, co-directrice de la campagne « contre les discriminations OUI ».
Le juriste et co-présidente du comité Matthias Erhardt ajoute : « aujourd’hui, il est possible de diffuser de la haine envers l’orientation sexuelle d’une personne, sans être puni. L’extension de la norme pénale pose des limites claires : Quiconque blesse la dignité humaine des lesbiennes, gais et bisexuels*le est punissable. L’extension de la loi instaure ainsi une base importante pour un vivre-ensemble paisible dans notre société. »
Ce que la haine contre les lesbiennes, gais et bisexuels*les peut provoquer a été clairement démontré ces derniers mois : plusieurs cas d’attaques physiques haineuses contre des personnes LGB ont été rendus publics. « Après la haine viennent les actes, nous le savons tous*tes, explique Muriel Waeger. C’est pour cela qu’il est important de se saisir du problème à la racine et d’interdire les incitations à la violence . »
Malgré le fort soutien de l'extension législative, Muriel Waeger met en garde : « La campagne pour les votations va vraiment débuter en janvier et la décision ne sera prise que le 9 février. Tous*te celles et ceux qui ne veulent plus assister à la discrimination des lesbiennes, gai.e.s et bisexuels*le devront envoyer leur bulletin de vote et se mobiliser. »
source Umfrage: © SRG-Trend/gfs.bern, Abstimmung vom 9. Februar 2020 im Trend, 1. Welle, 3.–16. Dezember 2019.